3. La bouche
Prenez une petite gorgée de rhum et fermez la bouche. C’est important car si vous dégustez en inhalant de l’air comme pour le vin, vous mettrez le feu à votre palais. Faites rouler cette gorgée sur et autour de la langue. Vous saliverez pour réduire naturellement le degré d’alcool avant d’avaler.
Appréciez la texture: fluide, le rhum vous semblera léger, plus gras ou velouté, il donnera une impression de plénitude. Quelques secondes après avoir avalé le rhum, concentrez-vous sur les saveurs et sensations qui persistent en bouche. C’est ce que l’on appelle la finale qui peut être ronde ou sèche, persistante ou courte, suave, boisée ou épicée, elle vous renverra encore des saveurs en retro-olfaction.
Soyez à l’écoute de tous vos souvenirs olfactifs. Posez le verre, attendez entre 10 et 20 secondes. Prenez une bonne respiration pour évacuer les arômes qui resteraient encore. Faites tourner lentement le rhum dans votre verre et humez à nouveau. Vous percevrez le second nez avec des arômes plus complexes et plus lourds (vanille, épices).
Un vieillissement sous les tropiques accélère les échanges entre le rhum et le fût, ce qui a pour effet de colorer plus rapidement le rhum qu’un vieillissement en Europe. Le nez nous en dira plus… Enfin, une teinte rougeoyante nous indique l’ajout de caramel en quantité parfois importante.
Il est maintenant temps d’humer le rhum pour déceler les premiers arômes annonciateurs des saveurs en bouche. Approchez le verre de votre nez. Inutile d’agiter le rhum en faisant tourner le verre, laissez simplement les arômes monter dans votre verre. Humez profondément. Laissez-vous envahir des sensations et des arômes qui se dégagent lentement. Appréciez les arômes de canne à sucre, de fruits exotiques, et d’épices.
La première étape de la dégustation consiste à étudier la robe du rhum. Elle peut aller du doré à l’acajou et offrir de multiples subtilités comme des reflets cuivrés ou orangés. Mais attention, si une robe ambrée est souvent synonyme de vieillissement en fûts, une robe pâle ne signifie en aucun cas un manque d’intensité aromatique. Jaune pâle, or brillant, reflets orangés, cuivrés, ambres.
Souvent servi dans de petits verres cylindriques, le rhum s’exprimera plus facilement dans un verre au sommet plus étroit que la base. La forme du verre offre ainsi une grande surface d’oxygénation. Un verre qui fait la part belle aux spiritueux, puisqu’il est d’ordinaire utilisé pour les whiskies.
Les différents types de rhums bruns:
Rhum ambré
Un rhum ambré est un rhum vieilli entre un an et an et demi en fût de chêne. Comme tous les rhums, il peut être agricole ou traditionnel. À contrario du rhum blanc, ce dernier est moins concentré en alcool et est plus doux pour les amateurs. Favori des barmen, il s’adapte à la réalisation de nombreux cocktails populaires, comme la Piña Colada, ou le Mai Tai. Il se consomme rarement seul. Généralement, il se prépare comme un punch. Un peu de sirop, du jus d’orange et pourquoi pas un autre jus de fruit pour compléter.
Vieux rhum
Un vieux rhum est vieilli au moins trois ans dans un ou plusieurs fûts. À partir de trois ans, on l’appelle VO (Very Old), VSOP (Very Special Old Pale) à partir de quatre ans, et XO (Extra Old) à partir de six ans. Un vieux rhum est une boisson fine et riche, généralement haut de gamme. Il peut intervenir dans la réalisation de cocktails, mais se déguste plutôt seul, et idéalement en digestif.
Les étapes de dégustation
Pour déguster les rhums, quels qu’ils soient, il faut prendre son temps et prendre du plaisir en premier lieu. Le meilleur moment pour déguster un rhum, c’est plutôt à l’heure de l’apéritif où vos papilles sont complètement disponibles pour ressentir les arômes et saveurs. Voici quelques conseils indispensables pour déguster un rhum.
Pina Colada, Mojito, sucre de canne… Autant d’images associées au rhum, cette eau-de-vie originaire des Amériques et liée à la culture créole. Provenant d’une grande variété de terroirs, le rhum est consommé blanc ou vieilli en fût. Il peut être bu pur, avec juste un peu de citron et de sucre, arrangé ou en cocktail. Avis aux rhumantiques, nous mettons le cap sur la route du rhum.
Comment choisir son rhum?
S’il existe de nombreuses différences organoleptiques entre un rhum blanc et un rhum ambré, chaque rhum a sa personnalité distincte et il est compliqué d’imposer des règles immuables quant à leur bouquet aromatique. Cependant toutes les catégories ont leurs typicités et il est important de les connaître pour sélectionner le rhum idéal. Par exemple, de manière générale, un rhum agricole sera plus sec en bouche qu’un rhum industriel.
Le rhum blanc, jugé plus neutre en termes d’arômes, est favorisé pour la réalisation de cocktails. Intense et piquant, il s’associe parfaitement avec des saveurs fruitées. Vous pouvez aussi le savourer juste frappé, avec quelques glaçons, pour révéler son côté poivré et saisissant.
Plus subtil et délicat, le rhum ambré, également très utilisé dans les cocktails, nécessite des mélanges simples capables de sublimer son bouquet sans l’effacer. C’est pourquoi, il est l’ingrédient roi du Cuba Libre. Enfin, le rhum vieux et sa grande complexité aromatique se dégustent seuls ou avec quelques glaçons, et éventuellement un trait de citron vert.
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